Étude de faisabilité — du règlement applicable à la décision d'acquisition
Un promoteur paie 3,2 M€ un immeuble parisien sous PLU 2006 modifié en 2016, table sur 1 200 m² de SHON constructible après surélévation, et découvre en phase PC que le gabarit réglementaire bride le volume à 780 m². L'écart de 35 % anéantit le Business Plan. Un family office achète un terrain en zone AU conditionnelle sans vérifier que l'OAP impose un minimum de 15 logements, incompatible avec son programme de cinq maisons individuelles. Le refus de PC intervient 18 mois après la signature.
L'étude de faisabilité urbanisme traduit le règlement — PLU, carte communale, RNU — en **programme volumétrique opposable** : surfaces constructibles, gabarit maximal, usages autorisés, servitudes, scénarios alternatifs chiffrés. Elle ne se limite pas à copier l'article UH du règlement ; elle croise cadastre, topographie, prospects réglementaires, coefficient de biotope, emplacements réservés, périmètres de captage, zonage PPRi, et produit une matrice décisionnelle pour l'investisseur et son comité.
Kearmont délivre dans un délai adapté à la taille du dossier un rapport PDF de 25 à 35 pages : analyse réglementaire multi-source (Géoportail urbanisme, cadastre IGN, Géorisques, Légifrance), calcul des surfaces et gabarits par scénario, liste exhaustive des servitudes, synthèse décisionnelle avec traffic lights. Chaque assertion est sourcée, horodatée, archivée 7 ans sous hash SHA-256. Tarif à l'acte 990 € HT ; abonnement Pro Starter 1 490 € HT/mois (5 audits inclus) ; Premium avec revue humaine sur devis.
Le problème que ce service résout
La lecture d'un PLU ou d'un règlement de lotissement exige un décodage professionnel que l'investisseur, le gestionnaire d'actifs ou le banquier ne maîtrise pas. Un règlement de zone UD mentionne « CES 0,4, hauteur 12 m à l'égout, recul 6 m sur voie, prospect 1H=1L sur limite séparative ». Traduire cette algèbre en **mètres carrés réellement construits** suppose de superposer le cadastre géoréférencé, la topographie NGF, les servitudes de passage, l'emprise de la bande de constructibilité après application des reculs, puis de modéliser le gabarit en coupe. L'écart entre la surface théorique et la surface effective dépasse régulièrement 20 %, parfois 40 % en parcelle irrégulière ou pentue.
Les transactions se concluent sur des estimations de surfaces **non vérifiées** : le vendeur avance « 1 000 m² constructibles », l'acquéreur engage 2,5 M€, mandate un architecte qui, trois mois plus tard, annonce 680 m² réalisables après prise en compte du prospect latéral et de la marge de recul imposée par un emplacement réservé non mentionné dans la promesse. Le dossier part en contentieux ; le vendeur invoque une erreur sur la substance ; l'acquéreur réclame l'annulation ou une réfaction de 35 %. L'étude de faisabilité urbanisme, produite **avant signature**, aurait chiffré l'écart et permis un ajustement de prix ou un abandon négocié.
La profession sous-traite cette analyse pour trois raisons structurelles. Première raison : accès aux sources officielles et capacité à les croiser. Le Géoportail urbanisme agrège PLU, SUP, zones inondables ; l'IGN fournit le cadastre vecteur ; Géorisques archive les PPRN et les anciens plans de prévention ; Légifrance indexe la jurisprudence administrative (JADE, CETAT) qui précise l'interprétation d'un article ambigu. Croiser ces strates demande des API, des identifiants institutionnels, une veille réglementaire permanente. Deuxième raison : technicité du calcul volumétrique. Appliquer un prospect H=1,5L en parcelle trapézoïdale avec dénivelé de 4 m entre rue et fond de parcelle exige un logiciel SIG ou CAO, une modélisation 3D sommaire, une connaissance des décrets d'application (décret du 5 mai 2012 pour le calcul de la surface de plancher, circulaire Duflot pour la déduction des surfaces de stationnement). Troisième raison : opposabilité. Un rapport signé, daté, sourcé, avec hash cryptographique et archivage légal, peut être versé au dossier bancaire, présenté au comité d'investissement, transmis à l'avocat en phase contentieuse. Un tableur Excel sans source ni signature n'a aucune force probante.
Les erreurs les plus coûteuses interviennent sur les **opérations de division** : découpage d'un immeuble de rapport en lots vendables, division foncière d'une parcelle de 2 000 m² en quatre terrains. L'investisseur croit que le COS ou le CES s'applique globalement ; or, après division, chaque lot doit respecter les règles de prospect, de stationnement, de coefficient de biotope. Un terrain de 2 000 m² en zone pavillonnaire avec CES 0,3 ne donne pas mécaniquement quatre lots de 500 m² avec 150 m² constructibles chacun : les reculs sur voie, les marges latérales, l'accès conforme au règlement de voirie peuvent réduire la constructibilité effective à 400 m² au total. L'étude de faisabilité modélise **lot par lot** les contraintes, chiffre les surfaces nettes, identifie les servitudes de passage nécessaires.
Enfin, l'étude de faisabilité PLU intègre les **modifications réglementaires en cours**. Un PLU révisé en 2018 peut faire l'objet d'une procédure de modification simplifiée en 2023, portant sur le zonage d'une OAP ou l'ajout d'un périmètre de diversité commerciale. Le portail Géoportail urbanisme archive les versions successives, mais seul un cabinet spécialisé vérifie l'état de la procédure, consulte le registre des arrêtés municipaux, contacte si besoin le service urbanisme de la commune. Ignorer une modification en cours expose l'acquéreur à un changement de zonage entre promesse et acte authentique, avec impact direct sur la surface constructible.
Ce que produit Kearmont
Kearmont remet un rapport PDF de 25 à 35 pages, horodaté, signé électroniquement, accompagné d'un hash SHA-256 garantissant l'intégrité du document. Chaque assertion réglementaire est référencée (article du PLU, arrêté municipal, décision CETAT). Le rapport est archivé 7 ans, partageable via lien sécurisé au banquier, au comité d'investissement, à l'avocat.
- Livrable PDF 25-35 pages
- Sources citées et opposables
- Hash cryptographique SHA-256
- Archivage légal 7 ans
- Partage sécurisé banquier / comité
- Calcul surfaces constructibles par scénario (surélévation, extension, division)
- Modélisation gabarit réglementaire en coupe avec prospects
- Matrice décisionnelle : risques, servitudes, scénarios alternatifs chiffrés
Notre méthodologie — 5 étapes
La production d'une étude de faisabilité urbanisme repose sur un enchaînement déterministe, de la collecte réglementaire à la synthèse décisionnelle.
- Cadrage du périmètre (J0) : références parcellaires, adresse, nature du projet (surélévation, division, changement de destination)
- Collecte des sources officielles : PLU vectorisé, règlement de zone, SUP, cadastre IGN, topographie, périmètres Géorisques, jurisprudence Légifrance
- Analyse multi-axes : zonage, règles de prospect, emprise au sol, hauteur, stationnement, espaces verts, servitudes d'utilité publique, emplacements réservés
- Scoring déterministe + revue qualité : calcul surfaces par scénario, vérification cohérence réglementaire, détection contradictions entre pièces du PLU
- Livraison audit-ready : PDF signé, hash SHA-256, lien partage sécurisé, export sources horodatées
Pour qui
L'étude de faisabilité urbanisme s'adresse aux acteurs qui structurent une acquisition ou un programme de développement avant signature ou lancement PC.
- Promoteurs immobiliers en phase faisabilité : chiffrage surfaces, gabarit, scénarios densification
- Family offices acquéreurs de foncier : validation constructibilité avant promesse, analyse division parcellaire
- Gestionnaires d'actifs préparant une cession : objectivation du potentiel constructible pour maximiser le prix de vente
- Banques et prêteurs : due diligence urbanisme avant financement acquisition ou promotion
- Avocats et conseils en contentieux : expertise réglementaire opposable en phase pré-contentieuse ou judiciaire
Délai et tarif indicatif
Kearmont livre l'étude de faisabilité urbanisme en **quelques jours selon la taille du dossier** calendaires à compter de la réception des références parcellaires et du brief projet. Ce délai inclut la collecte automatisée des sources officielles, le calcul volumétrique, la revue qualité, la génération du PDF signé et du hash cryptographique. Pour les dossiers complexes — parcelles multiples, OAP contraignante, zonage mixte, modification de PLU en cours — le délai peut s'étendre à 72 heures ; le client est prévenu dès le cadrage.
La tarification repose sur trois formules. **Audit à l'acte** : 990 € HT par étude, paiement avant livraison, facturation immédiate. **Abonnement Pro Starter** : 1 490 € HT/mois, cinq audits inclus, audit supplémentaire 790 € HT, engagement trois mois. **Formule Premium** : sur devis, intègre une revue humaine par urbaniste DE-HMONP ou juriste inscrit, atelier de cadrage de 30 minutes, modélisation 3D si nécessaire, garantie de livraison dans un délai adapté à la taille du dossier fermes. Ces tarifs se comparent favorablement aux cabinets Big Four (EY Real Estate, Deloitte Consulting) qui facturent 3 500 à 6 000 € HT une étude équivalente sur huit à quinze jours calendaires, avec un niveau de granularité parfois inférieur (pas de calcul de gabarit en coupe, sources non horodatées). Kearmont automatise la collecte et le croisement réglementaire, industrialise la production du rapport, mutualise les coûts d'accès aux API institutionnelles ; cette efficacité opérationnelle se traduit par un tarif défendable sans sacrifier l'opposabilité juridique ni la profondeur d'analyse.
Questions fréquentes
L'étude de faisabilité urbanisme se substitue-t-elle à un certificat d'urbanisme opérationnel ?+
Non. Le certificat d'urbanisme opérationnel (CUb) est un acte administratif délivré par la commune, opposable deux ans, qui engage l'autorité délivrante. L'étude Kearmont est un rapport d'expertise privé, opposable contractuellement entre parties, utilisable pour sécuriser la promesse ou instruire le comité d'investissement. Elle peut servir de base technique pour préparer la demande de CUb, mais ne remplace pas l'acte administratif.
Comment Kearmont calcule-t-il les surfaces constructibles en cas de terrain en pente ou de forme irrégulière ?+
Nous utilisons le cadastre vecteur IGN géoréférencé, la topographie NGF issue du RGE Alti, puis modélisons l'enveloppe constructible après application des reculs réglementaires (prospects, bandes de constructibilité, marges latérales). Le gabarit est vérifié en coupe selon la pente moyenne et les points de référence définis par le règlement (égout, acrotère, faîtage). Le rapport présente les calculs intermédiaires, les hypothèses retenues, les variantes de scénario.
Que faire si le PLU est en révision et que le zonage risque de changer ?+
L'étude mentionne explicitement l'état de la procédure (arrêté de prescription, enquête publique, date d'approbation prévisionnelle), extrait du registre des arrêtés municipaux ou du portail Géoportale. Si le zonage modifié est connu (projet de PLU arrêté), nous produisons un **double scénario** : surfaces constructibles en PLU actuel et en PLU projeté. Le client dispose ainsi d'une fourchette pour sa décision d'investissement ou pour négocier une clause suspensive de non-modification défavorable.
L'étude couvre-t-elle la faisabilité d'une division d'immeuble en copropriété verticale ou horizontale ?+
Oui. Nous analysons la **faisabilité division immeuble** sous l'angle urbanisme : accès conforme au règlement de voirie, respect des règles de stationnement par lot, coefficient de biotope post-division, servitudes de passage nécessaires, conformité de chaque lot au gabarit et au prospect réglementaire. En revanche, Kearmont n'établit pas l'état descriptif de division (acte notarié) ni ne rédige le règlement de copropriété ; ces actes relèvent d'un notaire ou d'un géomètre-expert.
Prêt à commander cet audit ?
délai adapté à la taille du dossier. Rapport audit-ready opposable au banquier et au comité. Archivage légal 7 ans, hash SHA-256, partage sécurisé.